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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 22:59

Je veux écrire

un poème flammes

auquel aucune page

ne résiste

 

je veux écrire

un brasier

et qu'il se répende

aux autres pages

 

je veux un incendie

que tout parte en fumée

pour que le vent mon frère

te l'apporte

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commentaires

thé âche 12/06/2019 12:03

ouhlala mais comme il fait un peu frais je vais tenter de m'approcher

Sedna 12/06/2019 10:44

Le vent nous porte déjà tes mots et ton oeuvre.. besos

ABC 12/06/2019 09:24

Et si tu faisais comme cette enfant en utilisant les ailes des oiseaux, plutôt que le feu ???? Qu'en penses-tu ?

J’écris mon journal
L’enfant solitaire tenait toujours un bâton dans la main. Jamais il ne se mélangeait avec les autres enfants. Le gardien du square le regardait, chaque jour, arriver à dix- sept heures, avec un vieux monsieur qui s’asseyait sur un banc et lisait son journal. L’enfant s’asseyait un peu plus loin, sur un autre banc. La tête baissée, balançant ses jambes en cadence, il regardait obstinément par terre, griffonnant quelques figures géométriques du bout de son bâton. Quand dix-huit heures sonnaient au clocher de l’église, le vieux monsieur repliait son journal, il faisait un signe au bambin, et tous les deux repartaient, main dans la main, sans échanger une seule parole.
Un jour, intrigué, le gardien s’approcha de l’enfant, toussa pour lui signaler sa présence. L’enfant leva la tête, puis la rabaissa aussitôt. Le gardien lui dit :
- Pourquoi restes-tu seul ?
L’enfant ne répondit pas, alors l’homme insista :
- Il y a pourtant le toboggan, les balançoires, le tas de sable, tu pourrais jouer avec les autres enfants.
L’enfant, toujours muet, secoua négativement la tête.
Le gardien n’insista pas, et reprit sa tournée d’inspection dans le jardin communal.
Le lendemain, il revint près de l’enfant, et lui dit :
- Que fais-tu avec ton bâton ?
Alors, avec son air le plus sérieux l’enfant répondit :
- J’écris mon journal, pendant que grand-père lit le sien.
- Ton journal ? S’exclama le gardien
- Oui dit l’enfant, mon journal, c’est important d’avoir un journal.
- C’est vrai, sourit le gardien, en jetant un œil vers le vieil homme.
L’enfant ajouta, d’un air rêveur :
- Je l’écris pour les oiseaux, les oiseaux emportent mes mots dans les nuages, les nuages les emportent à l’autre bout de la terre.
- À l’autre bout de la terre, s’étonna le gardien.
- Oui, répliqua l’enfant, à l’autre bout de la terre, c’est là que mon ami est parti.
- Ah bon, dit le gardien en se grattant la tête.
- Mon ami, reprit l’enfant voit mes mots dans les nuages. - Est-ce qu’il te répond ? Demanda le gardien.
- Il me répondra, soupira l’enfant, il me répondra.
Il se tut. Il semblait préoccupé. Son silence dura pendant quelques instants, puis il ajouta :
- Il me répondra quand il saura lire.
Le gardien lui caressa les cheveux et, s’éloigna lentement laissant l’enfant écrire son journal pour les oiseaux.
ABC

tilk 17/06/2019 14:09

mais c'est un incendie passionnel qui ne brûle que l'intérieur !!!
merci pour ton histoire
besos
tilk

tmor 12/06/2019 09:20

Ce que tu veux, tu le fais

Betty... 12/06/2019 09:13

J'ai chaud quand je te lis ...

philosophie

Écrire

Malgré l’usure

Malgré l’érosion

Malgré les tremblements

Malgré l’éclatement des pierres

Écrire

Malgré le grand éboulement

Écrire

Parmi les gravats

Écrire

A même les décombres

 

 

Texte libre