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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 16:30


Grandir d’un seul cri 

D’un seul

Transpercer le silence

Et fermer la porte

D’où vient le sang

Pour ne plus entendre

Mes lamentations

Enfanter le cri

Dans ce qu’il a de plus cri

Afin d’effrayer

La parole elle-même

Afin de la dépouiller

Des souillures du passé

Comme si j’en avais assez

Comme si je ne voulais

Plus vomir

Comme si je ne voulais

Plus être coupable

Comme si je voulais

Tout oublier

Grandir dans le plus bruyant  

Des suicides

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commentaires

O. 20/11/2009 18:25


les souillures du passé..... on n'échappe jamais à ses fautes, elles nous poursuivent comme notre ombre


solyzaan 20/11/2009 11:56


c'est étrange car la forme grandit avec un élan porteur d'espoir qui dénote avec la fin du poème...


Quichottine 19/11/2009 07:27


Je suppose que beaucoup sont passés sans rien dire.

Juste "c'est beau".


musearevelise 18/11/2009 21:33


coucou tilk, magnifique ce tableau, il parle beaucoup, je te souhaite une bonne soirée bisos


Loli 17/11/2009 22:23


Grandir, passer à autre chose, la vie continue...
Pas pour tout le monde de la même façon.
Ce qui effraie, de ne pas savoir quand on va se relever, oublier.
C'est tellement bien écrit...
J'aurais pu dire : no comment...
loli


Muriel93 17/11/2009 19:23


Mais tout comme toi Tilk Tu est très grand de ta si belle création de lignes et mots de couleur sur des tableau de magie .
Même si Etrange parfois.besos.


philosophie

Écrire

Malgré l’usure

Malgré l’érosion

Malgré les tremblements

Malgré l’éclatement des pierres

Écrire

Malgré le grand éboulement

Écrire

Parmi les gravats

Écrire

A même les décombres

 

 

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