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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 23:46

C’est trop près

Comme une flamme

Qui me consume


C’est trop loin

Comme l’horizon

Fuyant


C’est trop beau

Comme quand

Elle me dit : viens….


Oui

je me souviendrai

De tout



tilk



pour la petite fabrique 

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 22:53

Je ne suis pas

Celui que

L’on croit


Je ne suis pas

Celui que j’aurais

Voulu être


Je ne suis pas

Celui que

J’ai été


Je ne suis pas

Celui qui

Est là bas


Je ne suis même pas

Celui qui

Est ici


Je ne suis pas

Celui qui

S’en va


Et encore moins

Celui qui

Reste


Je suis celui

Qui va partout

Car j’ai ma plume qui sert à ça



c'est pour la petite fabrique

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 14:40

Ici

Sans réel mouvement

Ici

La buée

Voile les fenêtres

Ici

L’immobile

Même la musique est en arrêt

Ici

Seule la pluie

Est en mouvement

Echos de là-bas 

 

Là-bas

La mer

Ses vagues

Son sel

Les baies

Les oiseaux

La plage

Le sable

Le ponton

Les bateaux

Là-bas

Mon île

Et le vent

Qui me dit

tout ce que j’ai perdu

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 15:59
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C’est un des articles qui avait disparu j’y tiens bcp

C’est un texte que j’avais fait pour la petite fabrique

 

http://azacamopol.over-blog.com



Prendre la première à droite et pénétrer au milieu de ces 12 bâtiments qui ont plus de 60 ans

à l’époque ils appartenaient à l’usine de hauts fourneaux de Sagunto. Ils avaient été construits

pour loger les travailleurs. Je ralenti la voiture en même temps que mon cœur . ces blocks

qui aujourd’hui sont d’une vétusté effrayante et qui ont survécus comme par miracle alors que toute la ville est devenue un petit New York avec ces immeubles neufs de plus de quinze étages étaient autre fois vivants et faisaient la fierté du régime en place. J’avance doucement : dans le premier à gauche vivait la sœur de mon grand père et toute sa famille je jouai au foot avec ses enfants au milieu de la rue avec un ballon de chiffons (qu’on volaient à nos mère et qu’on attachaient en boule avec de la ficelle à poulet ).Dans le deuxième vivait un oncle à la retraite et qui faisait le coiffeur pour toute la famille un vrai fasciste (beurk…)adhérant aux phalanges. Je continue et mon pouls s’accélère . dans le troisième à droite vivait ma grand-mère la personne la plus douce que j’ai jamais rencontré. Je la vois encore entrain de mourir dans son lit…j’avance mon pouls s’emballe  le dernier à gauche je le vois c’était le mien . je tourne à gauche . zut c’est un cul de sac aujourd’hui. Je gare la voiture devant l’entrée n° 1

celle de ma tente Miguela celle qui me gardait pendant que mes parents « m’abandonnaient» pour aller travailler en France . Je sors de la voiture . j’ai la tête qui tourne les larmes me coulent sur les joues .Mes filles sont sages, pour une fois , sans doute mâtées par mon émotion. Moi j’habitais au n°3 au 3ème étages porte de droite. Je revois ma chambre peinte toute en jaune et mon cheval à bascule …ça faisait 40 ans que je n’étais pas revenu là …prendre des photos…prendre la première à droite et sortir de là…

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 21:48

j'avoue 

face au tumulte du monde



j'avoue

bouche ouverte




j'avoue

mon immobilité



j'avoue

ma faiblesse



j'avoue

mon silence



j'avoue

ma chair périssable



j'avoue

mes décombres



j'avoue

ma ruine




http://azacamopol.over-blog.com  

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philosophie

Écrire

Malgré l’usure

Malgré l’érosion

Malgré les tremblements

Malgré l’éclatement des pierres

Écrire

Malgré le grand éboulement

Écrire

Parmi les gravats

Écrire

A même les décombres

 

 

Texte libre