alors je passeentre les barreauxils pleurentun peu plus fortessaye de m'émouvoirils pleurentmes vieilles larmesmoi, je sourisje les laisseà ces douleurs qui ne sont pluset dans le vide en moiDans le vide qu'elles ont creuséje met autant de cielque je peux
les barreaux ne soulèvent pas les montagnes,ils restent des barreaux, les mots s'en foutent ils passent au travers et vont s'immiscer dans les strates , et un jour, un jour...bonsoir à toi.
c'est vrai que parfois on a l'impression de prêcher dans un monde de prisonsle désert offre finalement davantage d'écho à la parole (et j'en parle en pratiquante du désert, le Sahara traversé deux fois)
Mais, Tilk, tes mots ne sont pas que du vent... ils sont parfois légers comme la brise du matin, parfois ils montent et gonflent comme la tempête... mais, le plus souvent, ce sont eux qui se saisissent des barreaux du monde, comme d'anciens porteurs de flambeaux.