certains
poèmes
sont en terre
certains poèmes
sont recouvert
de boue
peut être parce que je ne sais pas les chanter
ils ont
les syllabes
en pousière
aucun rythme
et des rimes
à rien
mais parfois
ces vers
se retournent
ces vers
se retournent
dans leur tombe
comme
des astres
dans la nuit
et ce
sont
eux
eux qui
me jettent
dans l'abîme
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Mercredi 18 novembre 2009
une tranquilité hideuse
inonde l'instant
l'horizon disparait doucement
en perdant ses couleurs
le frémissement des grands peupliers
disparaît peu à peu
les toits des maisons du lotissement
s'évaporent
la haie de leylandii s'éfface
je ne distingue même plus la glycine
le vent lui aussi n'ose
plus rien dire
le néant englouti la maison
et j'entends sa voix
sa voix lointaine
qui m'inonde
sa voix
qui faisait taire
jusqu'au silence
cette voix
qui faisait flétrir la nuit
c'est térrible
de s'assoir en face
de soi même
et de rien avoir
à lui dire

acrylique et techniques mixtes sur plaque de carton bois 1.20x80
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Certains cris naissent
dedans
La bouche fermée
Là
Dans le noyau
Ils grandissent tant
Qu’ils ne peuvent
plus sortir
Le corps prend forme
Autour d'eux
Pour se convertir
A leur lumière
En distorsion
De leur larsens
et engendrer
un silence
qui tait
tout
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Grandir d’un seul
cri
D’un seul
Transpercer le silence
Et fermer la porte
D’où vient le sang
Pour ne plus entendre
Mes lamentations
Enfanter le cri
Dans ce qu’il a de plus
cri
Afin d’effrayer
La parole elle-même
Afin de la dépouiller
Des souillures du
passé
Comme si j’en avais
assez
Comme si je ne voulais
Plus vomir
Comme si je ne voulais
Plus être coupable
Comme si je voulais
Tout oublier
Grandir dans le plus
bruyant
Des
suicides
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