poésie et peinture
il y a quelques temps j'avais un blog sur Orange, un blog particulier que j'avais commencé pour écrire un recueil en direct. De multiples circonstances ont fait que cela n'avait pas pu se faire, J'avais bien mis ici et là ces poèmes sur ce blog mais ce...
j’aimerais prendre mon porte hachoir et frapper les quelques mots qui traînent sur ma planche de travail et les découper violemment jusqu'à ce que l’encre gicle et voire comment les morceaux, en vrac, continuent à vivre j’aimerais les voire frétiller...
Le souffle desséché Sur la trace du vent rêve dans sa citerne vide D'ouragan Le souffle n'a plus l'haleine d'antan Le souffle est devenu hésitant Il ne trouve plus les matériaux Dont on fait les mots le souffle coupé Aurait aimé au moins Te dire un mot...
dans un monde qui s'en va à une vitesse variable comme si le temps était en libre service les pierres elles ne bougent pas et moi je me regarde me poser les questions qui pointent sur mes anciennes errances et moi je persiste à vivre sans moi
cela remue c'est encore confus impossible de prendre appui dans cette abîme que j'ai construit et ou est né ma solitude je ne suis pas encore capable de dire je
La solitude elle porte avec elle le froid des pierres et le silence des nuits le silence froid des murs aux lèvres de salpêtre ou même les lierres perdent leur éloquence comme si l'hiver était devenu son allié et le vide est là béant et impossible à...
Une accumulation De ce que Chaque jour Chacun Porte en soi Supporte De ce que l’on traîne Une accumulation A chaque fois Plus épaisse Tous les jours Un peu plus Et à chaque instant La mémoire se fait Plus lourde
mes certitudes ont brûles sur le chemin il a brûlé mes pas et effacer leurs traces ces traces qui auraient bien voulu devancer mes pas afin de prévenir l'incendie
En ces temps difficiles il y a encore des personnes qui sont solidaires avec les artistes voilà ce que j'ai récupéré
Il n'est plus là le poids que nous devions défier à deux il y en a un autre c'est un poids au bord du vide qui attend que tu lui donnes un nom
doucement peu à peu cela arrive on ne sait comment mais c'est là c'est comme un cycle comme un flux et reflux les jours auront de moins en moins de lumière et on espère encore que d'autres étés reviennent
J'ai posé ma plume sans même avoir fini le poème peu importe tout ce que j'écris parle du même chemin de celui qui va vers toi
Je me suspends au bord de mon souffle je me tiens au bord de l'émotion comme si je craignais l'arrivée des mes mots comme si je savais ce qu'ils allaient te dire,,,
Je suis loin à côté du silence au bord de la fin tout est si normal si banal qu'on s'attend à voir passer le temps
Peu a peu à peine avec lancinance un murmure en entraînant un autre peu à peu une vision sort des flous et puis le geste et les gestes laissent place au parfum des couleurs et la toile qui attend avec impatience
j'ai peins ton silence car tout en moi hurle j'ai peins le vide pour le remplir de toi j'ai peins ton absence
J'ai arraché ce qu'il fallait de rideau avec mes propres mains pour voir derrière ton corps un autre corps et mes mains n'attendaient que ça !!!
Dans mon rêve résonne la rondeur des oranges et la frénétique ondulation de la mer tout y est à l’excès tout a l'accent de ma langue natale tout se mélange à la terre rouge l'eau le levant et le soleil dans mon rêve c'est là que tu respires
il y a encore de la place pour les poètes et poétesses
l'arbre se dresse muraille vivante il fait boule maintenant et ses fuseaux se dressent dans la lumière nouée à ton chemin
le cœur est une place forte et l'espace est un point infini qui se vide de son poids
Marcher traverser les épines les ronces s'extirper des racines avancer même si on doit s'arracher un bout de sois même avancer encore avancer vite avant que ne se referme le piège que nous tend notre propre bête
Le rien se tient là un vrai rien réel palpable un rien qui n'existe que par lui même qui respire sans assistance essentiel un rien qui n'attend rien un rien qui ne veut rien mais qui vaut tout
cette vie ou je me camoufle vainement vomit un brouillard nauséabond elle tend ses teintes ternes et réglementaires devant mes yeux effrayés aurais-je encore longtemps l'audace de lui cracher mes couleurs
Je rêve d'aller repousser les lignes fluctuantes d'aller là ou la vague naît d'aller débusquer l'autre horizon l'autre mer l'autre silence je rêve de m'y nourrir des éléments d'y creuser les sillons et d'y semer la lumière